Décidément, dans les officines des puissances d'argent, on a décidé de déployer comme jamais des moyens considérables pour détourner les élections présidentielle et législatives de leurs véritables enjeux, particulièrement pour occulter les urgences sociales. Les Françaises et les Français devraient pouvoir choisir un projet, un programme de législature mis en oeuvre par une majorité. On leur concocte en fait dans les arrière-cuisines politiciennes un fumet avarié qui ferait glisser tout le dispositif politique français vers la droite. C'est pour cela qu'est refusé tout débat contradictoire, que les rumeurs sur de faux sondages ont été alimentées tout le week-end.
Les argumentaires élaborés dans les cercles du Forum de Davos, du FMI, du MEDEF, de l'UMP et de l'UDF n'ont pour seul objectif que d'accréditer l'idée de l'impossibilité d'un changement progressiste à cause de la dette, de l'Europe, de la mondialisation. Leur objectif est d'empêcher les électrices et les électeurs de percevoir qu'on peut répondre positivement à leurs aspirations sociales et démocratiques grâce à une nouvelle cohérence politique, économique, sociale, démocratique, européenne, de gauche, comme ne cesse de le répéter Marie-George Buffet. C'est pourtant l'intérêt du pays.
Tout progrès économique dépend en effet du progrès social. Les écoeurantes connivences, l'organisation d'une « compétition coopérative » entre Le Pen et Sarkozy après que le premier a permis au second d'être candidat, visent à faire basculer notre pays dans la loi de la jungle de l'ultra-capitalisme dur à la mode bushiste et thatchérienne.
Mais toutes les électrices, tous les électeurs de gauche, attachés comme nous sincèrement aux idéaux du Front populaire, de la Résistance, de la Libération et des grandes luttes sociales et politiques qui ont eu lieu depuis, doivent plus que jamais être vigilants, actifs, combatifs jusqu'au dernier jour pour faire en sorte que leurs idées, leurs aspirations profondes au changement, grâce à une gauche forte de sa diversité, ne soient pas dévoyées pour d'autres desseins.
La « gauche américaine », incarnée par M. Rocard et M. Kouchner, s'est en effet réveillée à huit jours du premier tour. Elle propose une alliance avec une partie de la droite, pour en finir définitivement tout à la fois avec le socialisme et le communisme français. M. Rocard et M. Kouchner ont toujours préféré gouverner avec des ministres centristes et giscardiens plutôt qu'avec des communistes, parce qu'ils refusent de mettre en oeuvre des choix de gauche. C'est le gouvernement Rocard qui a inventé la CSG, contre laquelle les communistes ont voté une motion de censure. Et ce groupe d'anciens membres de cabinets ministériels socialistes baptisé les Graques, qui appelle à la même alliance, a la singulière particularité d'être aujourd'hui constitué de mandarins essentiels du capitalisme français puisqu'ils sont toutes et tous à la direction de grandes entreprises privées et de banques.
Appeler comme ils le font, huit jours avant le premier tour, à une alliance avec Bayrou revient à casser la campagne de Mme Royal et à crédibiliser la droite de Bayrou, qui jubile. Toutes ces manoeuvres politiciennes ont lieu sur un fond d'anticommunisme, d'effacement organisé ou de dénigrement des initiatives et des idées de Marie-George Buffet. Dans le même temps, les mêmes médias font une publicité comme jamais au matamore Le Pen.
On notera que cette gauche américaine fait revenir sur le devant de la scène ce que les militants socialistes n'ont pas voulu en écartant la candidature de M. Strauss-Kahn. Elle est aussi à contre-courant de ce qui a été rejeté depuis cinq ans par les électeurs et les électrices socialistes qui, avec les communistes et les écologistes, ont battu la droite aux élections régionales pour de nouvelles majorités de gauche dans les régions et ont empêché, dans un front large de la gauche, l'approbation de la constitution ultralibérale européenne.
Dans ces conditions, au nom même des idéaux et des combats du fondateur de l'Humanité, Jean Jaurès, nous nous permettons de lancer un appel à toutes les électrices et les électeurs de gauche dans leur diversité : vous qui souhaitez ardemment la victoire de la gauche, d'une gauche de changement, vous qui refusez le mirage d'une troisième force qui ne serait que la béquille des puissances d'argent, vous avez un seul moyen efficace de contrecarrer les glissements qu'appellent certains vers un social-libéralisme mélangéau libéralisme antisocial, c'est l'utilisation du bulletin Marie-George Buffet au premier tour de la présidentielle et des candidats qu'elle soutient aux législatives. Elle est la seule candidate à en appeler au rassemblement de toute la gauche pour changer positivement la vie quotidienne du peuple.
Elle est porteuse d'une gauche combative et utile parce que son score sera mis au service d'un rapport de forces pour faire reculer la droite, l'extrême droite et les forces de l'argent. Il sera aussi mis au service de la réussite d'une politique alternative à celles de toutes les variantes de droite, au service d'une authentique politique de gauche. Toute l'histoire le montre : c'est une gauche forte, dans laquelle le Parti communiste est influent, qui permet d'obtenirdes avancées sociales et démocratiques solides et durables. Marie-George Buffet est une garantie. Plus son score va monter, plus cela créera les conditions de la victoire de la gauche. Mais, surtout, elle est l'assuranceque par la suite les espoirs ne soient pas déçus, ni dévoyés.
Il reste huit jours. Tout demeure possible. La chaîne militante qui se déploie dans tout le pays peut déjouer tous les pièges et créer les conditions d'un nouvel espoir.
Alors, debout la gauche !
0/10 sur 0 vote
Sélectionnez une note dans le menu déroulant.
1. Claire Le 08/05/2007 à 12:49
Créer un site internet gratuit avec E-monsite.com
- Signaler un contenu illicite
- Voir d'autres sites dans la catégorie Pages personnelles
Videos Droles
- Clips musique
- Cours création de site web